Maelthra Magthere

L'école des Dragonniers.
 
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 Ombre du passé [PV Ëbène]

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Aeshnà Djun'mar
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MessageSujet: Ombre du passé [PV Ëbène]   Dim 26 Oct - 23:58

Vendredi 19 Mars, 20h30


Je marche en silence, sans rien dire, sans bruit, sans me faire entendre. Tête baissé, yeux fixés sur mes pieds, Solitaire et effacée, j’erre, j’avance sans vraiment avoir de destination précise. Un pied à la fois, j’avance. Droite, gauche, droite et puis encore gauche. Mes pas résonnent étrangement sur le sol, claquements sonore qui me suivent pas à pas. Déambulant sans aucun but précis, sans aucunes directions définies. Je marche tout simplement sans aucunes arrières pensés. Je progresse sous un ciel ténébreux, un ciel gris et morne annonçant pluie et brouillard. J’avance toujours, emmurée dans mon imaginaire sanglant, mes sombres pensées, traces du passé. Un vent glacé, froid et constant balaye constamment l’endroit. Cheveux dans le vent, crinière rouge, flamboyante virevoltant, dansant dans le vent. De mes yeux orangés en ce jour, je regarde, je fixe et j’observe les fleurs, les arbres et les végétaux. Des souvenirs ressurgissent, soudainement, abruptement, mémoire du lieu maudit qui m’a vu naître, grandir, pleurer et enfin, partir. Souvenir d’un endroit qui a inspiré autant de joie que de peur et d’effroi. Un lieu qui a porté la mort de quatre innocentes personnes, ma famille. Pourquoi? Pourquoi ne suis-je pas morte alors? Pourquoi m’a-t-on laissé vivre? Ils sont morts, disparu à jamais, et pourtant, pourtant, je suis encore là! Mon cœur bat rapidement, je peux sentir ses battements, j’inspire et j’expire de l’oxygène, je marche, je bouge, je suis vivante quoi! Quoi qu’il en soit, égarée dans mon passé, dans mes amères réflexions, j’avance droit devant moi, vers je ne sais où. Je frisonne, il fait soudainement froid, plus froid que je ne l’aurais cru d’abord. Un vent, léger, mais glacial soulève ma longue chevelure dans les airs. Elle danse dans le vent, incontrôlable, indomptée. Bras croisés contre ma poitrine, pour soulager mes doigts engourdis par le froid. Bras croisés contre ma poitrine afin de protéger mon corps de ce froid… Hivernal.

Je marche, sans savoir où je vais, j’avance sans vraiment avancer. Je regarde sans vraiment rien regarder. Les jardins sont silencieux tout me semble, immobile, mort et morne. Je suis seule, je marche droit devant sans aucun but précis, sans destination finale. La nuit tombe, l’astre de lumière fait lentement place à la paisible lune. Je ne m’en préoccupe pas, je n’en attache aucune importance. Je progresse toujours dans les jardins, entourée de fleur et de végétaux divers, tête baissé, yeux fixés sur mes pieds, Solitaire et effacée, j’erre, j’avance sans vraiment avoir de destination précise. Une petite forme blanche, boule de poil blanc, me suis en silence. Ses yeux jaunes, dorés illumine littéralement dans cette noirceur nouvelle. En silence, sans aucun bruit, Fay marche près de moi. J’agrippe l’une de mes mèches de cheveux, rouge criarde, loin d’être moi, loin de me ressembler. Ce ne sont pas mes cheveux! Ce n’est pas ma peau. Je n’en peux plus, être ce que je ne suis pas! Lentement, mes longs cheveux se décolorent, raccourcissent, progressivement, mes yeux virent du orangés au turquoise et au jaune. Mon teint basané reprend à son tour son originelle teinte de porcelaine. À cet instant, je m’arrête, je ne marche plus, je n’avance plus. Je suis enfin moi-même, une petite néréide sans grande importance à vrai dire.

Un vent froid et constant fait danser ma blanche chevelure dans les airs. Je frissonne, il fait si froid! J’aurais dut me vêtir plus chaudement, jamais vue une soirée si fraîche! Quoi qu’il en soit, immobile, ici, dans les jardins parmi les végétaux, j’ai l’impression de respirer enfin. Paisible, calme et sereine, j’inhale la fraîche odeur de ces drôles de fleurs jaune devant moi. En l’espace de quelques secondes, mes paupières fermées, je suis heureuse. Seule, tranquille et silencieuse, un mince sourire illumine mon visage d’albâtre.


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Ëbène Hél'Sinisther
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MessageSujet: Re: Ombre du passé [PV Ëbène]   Lun 27 Oct - 1:22

- Puisque tu as écris à la première personne, je vais faire pareil, ça n'en sera que meilleur =) -


    Le Voile de ma Mère Nocturne s'était étendu avec grâce dans son cortège céleste, et aussitôt étais-je sorti de mon antre ténébreuse. Pour contempler longuement les reflets de sa Fille Lunaire ? Comme chaque soir, oui, sans doute. Ses fibres lumineuses avaient déjà commencé à illuminer les jardins de Maelthra Magthere, et depuis mon arrivée récente en ces lieux, chaque soirée, je ne manquais pas ce spectacle. Me mariant silencieusement avec les ténèbres, j'étais songeuse, ce soir là. Comme tout les autres... depuis ce qui me semblait être une éternité. Le Passé me hantait. Certaines visions revenaient sans cesse à mon esprit, des choses que j'avais tenté d'oublier. Martelant mon esprit sans relâche depuis quelques jours, je ne faisais que penser à cela. Stigmates douloureuses d'un passé qui l'était tout autant, je me perdais longuement en ses sombres méandres, inquiète. Pourquoi cela me revenait-il maintenant ? Depuis ma venue dans cette école, particulièrement, ces pensées obscures me guettaient et m'épiaient. Orgueilleuse dans l'âme, je les rejettaient, me croyant sans doute assez forte pour y résister. Mais c'est peine perdu, car dans mon fort intérieur je sais qu'un jour ces secrets se montreront au grand jour.

    La Nuit me murmure des choses, parfois. Me reconforte, peut-être, telle une tutrice aimante. Etait-ce ma défunte mère qui parlait par ce voile confus d'obscurité ? Cela me plaisait de le penser, qu'elle fut toujours auprès de moi, à chuchoter les nuits de pleine lune mille pensées amoureuses que sa voix ne pouvait plus prononcer. Je repensais à mon enfance, si douce et si amèrement brisée par les édits du Destin. L'inconscience, l'innocence... Tout le contraire de la femme que j'étais devenue, la personne que j'ai été forcée d'incarner. Encore plus froide que l'astre qui brillait chaque soir au dessus de mes prières faites de Silence. Sur mon chemin, les fleurs semblaient s'armer de vie, comme animées par ma simple présence. Après tout, n'étais-je pas parente des Nymphes ? Mon peuple obscur dans l'âme était apparenté à ce peuple si varié, avec la Nuit pour emblème comme la Mer était celui des belles Océanides. La Dame Nature, une fois parée des fastes lumineux de la lune, s'embellissait à ma venue, refleurissant de beauté, comme honorée de la présence d'une de ses filles.

    J'observai les étoiles avec espoir. Songeant au futur. Mais mon obsession pour le passé trancha malgré moi, me forçant à délaisser l'avenir au profit des souvenirs, ceux qui me revenaient sans cesse. Seule dans le manteau qu'était la nuit, je fermai mes yeux pour m'évader un instant de tout cela, pensant simplement au moment présent. Mes paupières closes s'enfuirent pour un monde sombre l'espace de quelques secondes, uniquement constitué de nuages et de vide, le seul moyen pour échapper à ce qu'était pour moi la plus sinistre des Réalités. Mon corps, comme illuminé par ma Soeur, cette lune qui rendait ma peau presque opalescente, était paré d'une longue robe blanche qui venait renforcer cette luminosité. De loin l'on aurait peut-être cru voir un fantôme du passé. Mais après tout, peut-être était-ce ce que j'allais bientot devenir... Non, le futur, je n'arrivais pas à y penser.

    Mes méditations furent interrompues, lorsque j'aperçu une silhouette fort peu commune se dessiner à l'horizon. Telle une évanescence en pleine nuit, tel un esprit fait de blancheur et de fibres de lune, une jeune fille au teint plus blanc que la neige se tenait debout, non loin de l'endroit où j'étais. Proche, son âme était presque palpable. Ses pensées nostalgiques comme une effluve dans les airs alentours. Son visage, je ne le voyais pas, le Destin avait voulu qu'elle soit dos à moi. Or, je savais le pouvoir que possédaient mes yeux. Faits de nacre et de givre, ils étaient capables de transperçer n'importe quel être, tel un appel silencieux qui alertait de ma présence si telle était ma volonté. Comment un tel regard ne pouvait-il pas se sentir ? C'était sans doute la partie la plus parlante de mon être, de la plus douce à la plus violente. Mais, à la vue de la nymphe, ce soir là, mes iris furent peints dans une toile de douceur.


Dernière édition par Ëbène Hél'Sinisther le Lun 27 Oct - 19:18, édité 1 fois
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Aeshnà Djun'mar
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MessageSujet: Re: Ombre du passé [PV Ëbène]   Lun 27 Oct - 5:05

Immobile, figé sur place, telle une statue, inerte, je respirais sereinement la fraiche odeur du soir. Calme, détendue, tout me semblait alors paisible, tranquille, comme si le temps s’était subitement arrêté. Sourire discret accroché sur mon visage blafard, j’écoutais la douce musique du silence qui infiltrait comme une caresse mes deux oreilles. Une tendre quiétude imprégnait progressivement tout mon être, mon âme et mon esprit. Seule, silencieuse et discrète, j’avais l’étrange impression que mes muscles, ma chair et mes organes inondait d’une béatitude inexpliquée. Je levai mes yeux éclatant vers les cieux obscurs. Comme si on l’aurait peint à la main, œuvre d’un artiste d’un talent exceptionnel, le ciel était noir corbeau et les étoiles qui le parsemaient inégalement étaient d’une blancheur époustouflantes, incomparable par contre à la lune. D’une pure blancheur en cette soirée, l’astre de la nuit était d’une beauté vénusienne. La voûte céleste était tout simplement féérique, mystérieuse perfection. Je ne pouvais plus la quitter des yeux, envouté par ce paysage irréel. Tout en contemplant le ciel, je laissais mes pensées, réflexions divaguer. Il y avait tellement longtemps, une éternité presque, que je ne m’étais pas sentis aussi bien, aussi calme et aussi petite. Seule dans la nuit, dans le noir, j’étais là, immobile plongé dans des réflexions de plus en plus sombre. Du ressentiment, mon cœur en débordait, de peur et de crainte mon cœur saignait.

Je repoussais de toutes mes forces et avec toute ma détermination, ces visions cauchemardesques. Elles ne se lassaient jamais, et revenaient, revenaient et revenaient encore. Sans répits, je tentais de les ignorer, de les chasser de mon esprit, mes tout mes efforts se révélèrent inutile, infructueux. Je revivais encore et encore ces instants de pur cauchemar. Je revivais encore et encore se radical massacre. Je revivais peu à peu cet horrible moment, ce liquide brunâtre et poisseux, cette eau devenue si sale et brune. Je fermai précipitamment mes yeux, incapable d’en supporter plus. Mes mains tremblaient, de peur, de tristesse mais surtout de rage. Je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi? Pourquoi ma mère, mes sœur mais pas moi? La décision des cieux me reste impénétrable, incompréhensible, tout simplement stupide et idiote!

Je pris de grandes respirations, inspire, expire, inspire et puis expire encore. Lentement, j’ouvris à nouveau mes yeux qui luisaient sous l’éclat de la lune. Je la regardai encore un moment jusqu’à ce que je sois à nouveau calme et sereine. Totalement détendue je repoussai enfin ces horribles souvenir de mon esprit embrumé. Un vent glacé, froid et constant balaye constamment l’endroit. Cheveux dans le vent, crinière d’un blanc éclatant virevoltant, dansant dans le vent. Bras croisé contre ma poitrine pour me réchauffer, mes frêles membres grelottaient légèrement. Étrangement, mon sentiment de solitude avait disparut, j’avais l’impression d’être épié. Je n’étais plus seule. Je me retournai lentement pour enfin apercevoir cette forme non loin de moi. Entièrement vêtu de blanc, j’aurais cru voir un fantôme. Immobile, tel un monument, inerte, je fixais de mes étranges yeux bleu et jaune cette femme à présent devant moi. Je ne pouvais ignorer son regard qui me fixait, j’en étais embarrassé et intimidé. N’en pouvant plus, je baissai mon regard vers le sol. Immobile, j’étais là, figé et embarrassé devant cette femme.


Dernière édition par Aeshnà Djun'mar le Mar 28 Oct - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ombre du passé [PV Ëbène]   Lun 27 Oct - 16:12


    Une timidité exacerbée logeait dans ses yeux, lorsqu'elle se tourna vers moi. J'étais consciente de l'impact que j'avais sur certaines personnes, mon regard était depuis toujours pourvu d'un don déstabilisateur pour ceux dont l'esprit était trop influencable, naïf ou encore craintif. Naturellement, le pouvoir ténébreux qui gisait en moi se distillait aux alentours, répandant une fausse odeur de malveillance parmis les endroits où je passais. Il en avait toujours été ainsi, et mes dons ascendants tournés vers le givre ne venaient que renforcer ce caractère froid et sinistre qui était le mien. Je l'avais observée, cette demoiselle aux iris contrastés de couleurs chaudes et froides, regarder la voûte étoilée, le sourire aux lèvres avant qu'elle ne m'aperçoive. Perdue dans ses songes, elle avait rêvassé longtemps avant que je ne l'alerte silencieusement de ma présence. Et à présent, figée, muette et tenue immobile par la lance de mon regard, elle paraissait envahie par la gêne. Elle avait bien vite baissé les yeux, et je devais admettre n'avoir que rarement vu un tel comportement face à moi. L'intimidais-je donc à ce point ? C'était fort possible, car elle n'osait même plus croiser mes yeux. Etaient-ils trop froids, trop sombres et trop expressifs pour les siens ? Peut-être, oui. Mais pourtant, j'en étais consciente, les nuances qu'ils avaient adoptés étaient douces et chaleureuses, comme apaisées par le calme subtil et merveilleux de la nuit. Cela n'avait pas l'air de suffir, car rien ne fit fuir la gêne qu'elle ressentait.

    Ma silhouette fantomatique devait être réellement surprenante, ce soir là. Rares avaient été les instants où une telle lumière avait émanée de moi. Mes allures de revenante étaient rassurantes comme elles se montraient terrifiantes, et il me sembla que ce fut le second choix qui s'imposa à cette jeune fille. Tout devait dépendre de la personne qui croisait mon chemin.

    Pardonnez moi d'avoir mis un terme à vos méditations, je ne voulais nullement vous surprendre.

    Ma voix s'était voulue douce pour apaiser son esprit. C'était vrai, ma sincérité pouvait se lire dans ma voix : je n'avais pas voulu lui faire peur. Le Destin avait cependant voulu que nos chemins se croisent, et je faisais partie de ces personnes qui pensent et qui savent que rien n'arrive par hasard. Aussi, je tentais de rassurer cette mystérieuse demoiselle, seule et presque blessée par mon arrivée soudaine. Son épiderme était presque aussi pâle - s'il ne l'était pas autant - que la lune qui brillait au dessus de notre rencontre. Je fus surprise de voir une personne aussi blafarde que je l'étais moi même. Mon flair n'aurait pu me tromper, elle était une nymphe, j'en aurais juré. Le fait que j'en étais une proche parente devait sans doute renforcer l'idée que j'avais d'elle. Ses longs cheveux étaient aussi blancs que le reste de son corps, une harmonie parfaite siégeait en elle et la rendait agréable à regarder. Enfin, j'optai pour une question qui si elle la rendait mal à l'aise, voulue au moins faire preuve de politesse.

    Puis-je savoir quel nom est le vôtre ?

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MessageSujet: Re: Ombre du passé [PV Ëbène]   Mar 28 Oct - 18:56

Immobile, je fixai toujours cette forme devant moi. Sans rien dire, sans bouger, en silence. Yeux détournés sur le sol, tête baissée, je sentais toujours sont regard curieux posé sur ma personne. Insoutenable, insupportable! Je senti, lentement, je la senti peu à peu monter jusqu’à ma gorge, la timidité la nervosité! Terrible émotion qui nous, qui ME gâche constamment la vie d’ailleurs, elle m’empêche d’agir comme je l’aurais souhaité, comme je l’aurais voulu. Me figeant sur place, ralentissant tout mes réflexes, déjà bien peu aiguisés. Donc, comme une idiote, je restais là, clouée sur place. Comme une idiote, je ne pouvais empêcher l’embarras d’envahir lentement mon corps, mon âme, mon esprit. Stupide émotion, stupide ressentiment. Je ne peux la faire disparaître, j’aimerais qu’elle n’existe plus, j’aimerais ne plus la sentir monter en moi, tel un venin qui lentement nous prends la vie. J’aimerais, mais tout cela me semble impossible, irréalisable quoi! Craintive, tel un petit chaton effrayé, je tentais de reprendre le contrôle de mon propre corps, de me calmer. Telle une imbécile, simple d’esprit, je fuyais son regard pénétrant. Telle une idiote, je me tenais là, près d’elle sans dire le moindre mot, sans ouvrir la bouche. Stupide émotions, stupide sensation, idiote ignorance! Mon cœur pulsait le sang rouge, écarlate à une vitesse éreintante, je l’entendais battre rapidement sous ma peau comme un oiseau en cage. Mes mains furent soudainement prisent d’un léger tremblement, à peine perceptible. La lune, blanchâtre, me faisait dos, son étrange éclat percutait le visage la tête de cette femme entièrement de blanc vêtu. De toutes mes forces, je tentais de reprendre le contrôle de mes émotions, de mon esprit. Progressivement, mes mains se décrispèrent enfin! Enfin, me voilà libéré de cette timidité embarrassante.

C’est, plutôt confiante, assuré et calme, que je levai mes yeux contrastant vers cette forme devant moi. Immobile, je restai là, figé, mon regard ni chaud ni froid plongé dans celui qui me faisait alors face. Silencieuse, discrète et effacé, je suis là comme une idiote à la regarder. Neutre, je me contente de poser mes yeux sur les siens. Un vent frais, glacé, ballait constamment les alentours. Mes longs cheveux blanc comme le marbre dansent, indomptés dans les airs. Je regarde cette femme devant moi, curieuse, mille et une questions se bousculent incessamment dans mon esprit confus. Qui est-elle? Que fait-elle ici, comme par hasard dans les jardins en même temps que je le suis? Habituellement, peut de gens savent apprécier la nuit, la noirceur, la lune et les étoiles. Étrange soirée, mystérieuse rencontre.

Je fais quelques pas en sa direction, histoire d’être plus à l’aise. Les deux yeux toujours fixé dans le regard de celle qui me semble être un membre du personnel de l’école. Un pas et puis un deuxième pour finalement m’arrêter, immobile devant cette femme, qui soudainement ouvrit la bouche pour parler.

Non... non vous ne me dérangez pas, et puis, cet endroit est ouvert à tous, même la nuit.

Ma voix, légèrement tremblante, mais sereine et calme, résonna étrangement dans ce silence absolu. Bras croisés contre ma poitrine, pour soulager mes doigts engourdis par le froid. Bras croisés contre ma poitrine afin de protéger mon corps de ce froid, je me contentais de regarder devant moi.

Aeshnà, je m’appelle Aeshnà, comme la libellule. Puis-je vous retournez la question?
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MessageSujet: Re: Ombre du passé [PV Ëbène]   Mar 28 Oct - 20:12


    Ses yeux s'étaient enfin relevés vers moi, après un léger silence qui avait régné entre nous. Sa gêne avait semblé se dissiper - du moins en partie - et la mettait plus à son aise en ma présence. Lorsqu'elle avait prit son courage à deux mains pour croiser mon regard de glace, un léger sourire était né sur mon visage, à la fois sincère et amusé par une telle timidité.

    J'avais voulu me faire pardonner de l'avoir dérangée, aussi je m'étais mis en tête de prononcer quelques excuses courtes et polies, visant surtout à engager une conversation plus qu'autre chose. Elle s'était avancée vers moi en douceur, comme animée par la même curiosité, mais j'avais pris sur moi de parler la première, consciente qu'elle aurait été gênée d'accomplir le premier pas. Dans cette même gêne, elle m'avait répondu, incertaine et craintive. Elle paraissait avoir froid, je l'avais remarqué à la posture qu'elle adopta à cet instant. La Nymphe avait replié ses bras autour de sa silhouette, comme pour réchauffer le bout de ses membres engourdis par le climat. Il était vrai, comme presque tout les soirs, que le temps était sans doute dur à supporter pour certains. Je n'avais pas ce genre de problème, étant donné mes origines nordiques. Depuis toute petite, j'étais habituée à ces températures glaciales, ayant vécut dans les montagnes de gel aussi longtemps qu'à travers les lointaines forêts du Nord, celles où vivaient les Nuits Noires de mon peuple. Aussi, le fait de me balader en robe légère où le froid avait tout loisir de passer n'était pas un problème, contrairement à la chaleur qui était une sensation que je détestais.

    Enfin, quand elle répondit à ma seconde réplique, sa gêne prenant une envergure plus dissipée - ou alors le cachait elle mieux qu'au départ -, j'eus confirmation de sa curiosité, puisqu'elle me retourna la question.

    Son nom, le même qu'une certaine race de libellule, fut comme une confirmation sur mes suppositions. La jeune fille était sans nul doute une nymphe en vue d'une telle appellation. Un petit sourire naquit au coin de mes lèvres, rendu doux et confiant par l'aspect brillant de la lune. Les Nymphes formaient un peuple que je portais à mon estime, et mes affinités avec elles étaient d'autant plus évidentes du fait que, dans un sens, j'en faisais partie. Ces esprits de la nature possédaient un charisme particulier, qui leur était propre, et qui charmait mon coeur. De même, ma défunte mère avait été elle même très proche de ce peuple, et cela était aussi l'une des raisons pour lesquelles je leur portais une affection particulière.

    Appelez moi Ëbène, simplement. Vous paraissez avoir froid, puis-je faire quelque chose ?

    Ma voix s'était voulue douce, peut-être rassurante.

    Les nuits de fin d'hiver sont rudes en ces terres. Je ne pensais pas trouver un climat qui ressemblerait autant au mien d'autrefois.
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